Dans la guerre qui oppose Israël et l’Iran, un acteur impressionne autant par sa taille que par sa puissance : le porte-avions américain. Véritables villes flottantes capables de projeter la force militaire des États-Unis n’importe où dans le monde, ces navires sont devenus l’un des symboles les plus visibles de l’engagement américain dans la région.
La marine américaine dispose aujourd’hui de onze porte-avions à propulsion nucléaire, plus que toutes les flottes de plusieurs grandes puissances réunies. Le plus impressionnant d’entre eux, l’USS Gerald R. Ford, est considéré comme le navire de guerre le plus cher jamais construit, avec un coût estimé à environ 18 milliards de dollars. Long de plus de 330 mètres, il transporte jusqu’à 4 500 personnes et peut lancer plus de 160 missions aériennes par jour grâce à une flotte d’avions de combat embarqués.
Depuis le début des tensions régionales et de la guerre avec l’Iran, plusieurs de ces navires ont été déployés au Moyen-Orient. Le porte-avions USS Abraham Lincoln, plus ancien mais modernisé, opère notamment dans la mer d’Arabie au sud de l’Iran et sert de base mobile pour les avions américains engagés dans la région. Les images publiées par le commandement américain au Moyen-Orient montrent des chasseurs décollant et atterrissant en continu depuis son pont.
Au-delà de leur puissance militaire, ces bâtiments sont aussi des instruments politiques. En envoyant plusieurs porte-avions près de la zone de conflit, Washington envoie un message clair de dissuasion aux adversaires d’Israël et affirme sa capacité à intervenir rapidement. Mais pour certains analystes militaires, ces géants des mers restent aussi des cibles symboliques majeures dans un monde où les missiles longue portée et les nouvelles technologies pourraient, à terme, remettre en question leur invulnérabilité.
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