Les Émirats démentent toute attaque contre l’Iran
Les Émirats arabes unis ont fermement démenti dimanche toute participation à des frappes contre l’Iran, contrairement à certaines informations relayées plus tôt en Israël. Une source émiratie a déclaré au quotidien Israel Hayom qu’« il n’est pas acceptable qu’une source israélienne parle en notre nom ou propage de fausses rumeurs sur les actions ou les intentions des Émirats ». La même source a insisté sur le fait que l’État émirati prend ses décisions « de manière souveraine et indépendante », tout en mettant en garde contre des publications susceptibles de nuire aux relations régionales.
Sur les réseaux sociaux, le Dr Ali Al-Nuaimi, personnalité influente du gouvernement et l’un des architectes des Accords d’Abraham, a également été catégorique : « Ce sont de fausses informations. Quand nous agissons, nous avons le courage de l’annoncer nous-mêmes. »
Une posture clairement défensive
Dans les faits, les Émirats se trouvent aujourd’hui principalement dans une posture défensive face aux attaques iraniennes. Le ministère de la Défense émirati affirme avoir détecté depuis le début de l’escalade plus de 1 400 drones et 238 missiles balistiques tirés vers le pays, dont la grande majorité a été interceptée par les systèmes de défense aérienne.
Des images diffusées par l’armée montrent notamment l’interception de drones iraniens visant le territoire émirati, tandis que les autorités ont réaffirmé que la sécurité et la souveraineté du pays ne feraient l’objet « d’aucun compromis ».
Les symboles de Dubaï touchés
Malgré ces interceptions, la guerre a atteint des symboles majeurs de Dubaï. Lors de la première nuit des frappes, des débris d’interception ou un drone ont provoqué un incendie dans l’enceinte du Burj Al Arab, l’hôtel emblématique en forme de voile devenu l’un des symboles mondiaux du luxe et du tourisme.
Les dégâts sont restés limités et l’hôtel a rapidement repris ses activités, mais l’incident a marqué les esprits. Pendant des décennies, Dubaï a cultivé l’image d’une métropole mondiale stable et prospère au cœur d’une région instable. L’attaque contre un monument aussi emblématique rappelle que même ces centres économiques ne sont plus à l’abri des tensions géopolitiques.