Alors que l’opération militaire « Le Rugissement du lion» va entre dans sa troisième semaine, l’Occident analyse les frappes israéliennes et américaines contre l’Iran comme un affaiblissement majeur du régime. Mais à Téhéran, la perception est tout autre. Pour le noyau idéologique des Gardiens de la révolution, chaque attaque s’inscrit dans un plan divin et constitue un « thamhis », une épreuve destinée à purifier et renforcer les croyants avant la rédemption.
Selon la doctrine chiite eschatologique, ces périodes de chaos, de destruction et de pression militaire – qualifiées de « fitnah » – préparent l’avènement du Mahdi, le sauveur caché - le Messie des chiites. Ainsi, les bombardements ne sont pas perçus comme des pertes, mais comme des étapes nécessaires sur la voie d’un destin historique et religieux. Les frappes sur les infrastructures et les hauts responsables du régime sont interprétées comme des signes divins validant la trajectoire du régime, plutôt que comme des échecs stratégiques.
La stratégie iranienne repose également sur le concept de « taqiyya », qui autorise la tromperie pour protéger le pouvoir et le peuple en période de crise. Le calme apparent et les manœuvres défensives ne traduisent pas un affaiblissement, mais une préparation tactique pour préserver les capacités essentielles et renforcer la cohésion interne.
Pour les dirigeants de Téhéran, l’État n’est pas une fin en soi, mais un instrument temporaire au service d’un dessein supérieur. La destruction matérielle éventuelle est envisagée comme un sacrifice nécessaire, comparable au martyr historique de Karbala, qui mène à une victoire métaphysique et à l’affirmation de l’ordre chiite sur la scène régionale et mondiale.
Les analystes occidentaux, focalisés sur la survie matérielle et la stabilité, interprètent ces événements comme des signes de vulnérabilité. À Téhéran, chaque explosion, chaque attaque devient un « Alaima al-Tuhur » – un signe de purification et de rédemption divine, confirmant la justesse de la voie du régime. Dans cette lecture, la guerre n’est pas un accident géopolitique, mais un élément d’un plan eschatologique, où l’intensité des frappes ne fait que rapprocher le régime de son objectif ultime : la réalisation d’une promesse divine.
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