Sécurité

Quatre soldats tombés au Liban : portraits d’une génération engagée

Ils avaient 21 et 22 ans, quatre soldats sont tombés pour la défense d'Israël au Sud-Liban, pris sous le feu du Hezbollah, laissant derrière eux des familles, des histoires et une nation en deuil.

2 minutes
31 mars 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Quatre soldats tombés au Liban : portraits d’une génération engagée
Crédit : Tsahal

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Hier en fin d’après-midi, aux alentours de 18h30, des combattants de Tsahal ont identifié des cellules terroristes du Hezbollah dans le sud du Liban. L’accrochage a été immédiat. Sous un feu nourri, les soldats ont été touchés. Alors que les forces tentaient d’évacuer les blessés vers une zone d’atterrissage, les tirs se sont poursuivis. Un missile antichar a été lancé en direction de l’unité. L’armée a riposté par des tirs de chars et des frappes aériennes. Quatre soldats sont tombés.

Le capitaine Noam Madmoni, 22 ans, originaire de Sdérot, commandait l’unité. Il est entré au Liban avec ses hommes et les a dirigés jusqu’au bout, y compris pendant l’évacuation sous le feu. Issu d’une famille enracinée et engagée, ancien élève d’une yeshiva et membre du mouvement Bnei Akiva, il était décrit comme « un leader discret, respecté, forgé dans les valeurs et le don de soi ». Il a été promu au grade de capitaine après sa mort.

Le sergent Ben Cohen, 21 ans, de Lehavim. Blessé par le passé, il l'avait dissimulé pour intégrer une unité combattante. Il devait être libéré dans deux mois. Passionné de football, supporter inconditionnel du Hapoël Beersheva, il avait demandé que tous viennent à son enterrement vêtus de rouge. Quelques minutes avant d’entrer au Liban, il avait encore appelé sa famille et envoyé des ballons et un gâteau à sa compagne pour son anniversaire. « Il aimait profondément et était aimé de tous », témoigne sa famille.

Le sergent Maxim Entis, 21 ans, originaire de Bat Yam, était animé par un sens aigu de la mission. Il avait servi au Liban, à Gaza et en Judée-Samarie. Avant chaque opération, il prenait le temps de rassurer ses proches. « Il faisait ça pour nous, pour les citoyens », raconte sa sœur. Son frère confie : « Je n’ai pas perdu un frère, mais quatre. Nous sommes un seul peuple. »

Le sergent Gilad Harel, 21 ans, de Modi’in-Maccabim-Reout, laisse derrière lui ses parents et sa sœur. Tous dans sa ville rendent hommage à un jeune homme engagé, profondément attaché à ses valeurs.

Dans les familles, les mots reviennent : engagement, responsabilité, protection. Tous avaient conscience du risque, tous ont choisi d’y aller.

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