Sécurité

Célébrer la liberté dans le Nord sous les bombes

À la frontière nord, dans le Néguev ou au cœur du centre du pays, les Israéliens s’apprêtent à célébrer Pessah dans une réalité bouleversée, un Seder de l’épreuve mais aussi de la résilience.

2 minutes
1 avril 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Célébrer la liberté dans le Nord sous les bombes
« En dépit de l'incertitude et de l'épreuve, on sera à table, on lèvera nos verres, on demandera que tout cela s’arrête », affirme Sabaghi.

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À Dovav, village accroché à la frontière libanaise, Israël Sabaghi ne sait toujours pas si son fils pourra rejoindre la table familiale. « On ne ressent pas l’ambiance de fête ». Jusqu’à la dernière minute, la famille a hésité à maintenir le repas chez elle. « Tu fais les courses sans plaisir. Tu te demandes si les sirènes vont retentir, si tout le monde devra courir se mettre à l’abri… »

Comme beaucoup d’habitants du nord, les Sabaghi sortent à peine de longs durant lesqueles ils étaient évacués de leur foyer. Le retour à la maison n’a pas effacé l’angoisse : « La situation est très difficile. La vie a été interrompue à nouveau. Comment penser à une fête quand tout tremble ? »

Le poulailler familial, principale source de revenus, reste à l’arrêt. Un projet de reconstruction à plusieurs millions de shekels est suspendu, faute d’ouvriers prêts à travailler sous la menace. « Tout est bloqué », soupire Sabaghi. Et l’aide promise par l’État se fait attendre.

Le village lui-même porte les stigmates du conflit : rues vides, enfants absents, vie communautaire figée. « Il n’y a plus de joie, plus de vie », dit-il.

Et pourtant, le Seder aura lieu. « On sera à table, on lèvera nos verres, on demandera que tout cela s’arrête », affirme Sabaghi. Même sans certitude, même sans tous les proches réunis.

Dans ce Pessah sous tension, la liberté prend un autre sens. Celui de pouvoir encore se rassembler, même brièvement. Celui de préserver une tradition, même fragile. Celui, surtout, de continuer à croire que derrière les sirènes, il reste un foyer à reconstruire.

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