Téhéran a opposé, ce lundi, une fin de non-recevoir aux propositions de cessez-le-feu temporaire transmises par voie diplomatique, tout en présentant un contre-projet en dix points, selon l’agence officielle IRNA. Les autorités iraniennes exigent un arrêt définitif des hostilités, assorti de garanties politiques et économiques que Washington juge inacceptables.
D’après ce document, l’Iran maintient ses revendications centrales depuis le début du conflit : reconnaissance d’un contrôle sur le détroit d’Ormuz via un protocole de passage sécurisé, versement de réparations de guerre, reconstruction des infrastructures endommagées et levée des sanctions internationales. Téhéran insiste également sur son refus catégorique de toute trêve provisoire, invoquant « les expériences passées » pour justifier l’exigence d’un accord global et permanent.
À Washington, un haut responsable de la Maison-Blanche a relativisé l’existence d’une proposition de cessez-le-feu de 45 jours, évoquant « une option parmi d’autres » encore à l’étude. « Le président ne l’a pas approuvée », a-t-il précisé, alors que les opérations militaires américaines se poursuivent.
Parallèlement, le Pakistan a tenté de relancer la médiation en soumettant un plan en deux phases : un cessez-le-feu immédiat suivi de négociations visant à un accord durable sous 15 à 20 jours. Selon plusieurs sources, le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, a multiplié les échanges avec des responsables américains et iraniens, tandis que l’Égypte, la Turquie et la Chine soutiennent ces efforts diplomatiques.
Malgré cette mobilisation, les perspectives d’un compromis rapide demeurent limitées. Des sources proches des négociations évoquent une fenêtre de 48 heures pour éviter une escalade majeure, susceptible d’inclure des frappes contre des infrastructures civiles iraniennes et des représailles visant les installations énergétiques du Golfe.
La tension reste d’autant plus vive que l’ultimatum fixé par le président américain Donald Trump concernant la réouverture du détroit d’Ormuz approche de son échéance. Le dirigeant américain a menacé de cibler des infrastructures énergétiques iraniennes en cas de non-respect, élargissant récemment la liste des objectifs potentiels.
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