Selon de nombreux experts, une part significative des missiles utilisés par Téhéran a été directement achetée à Pyongyang ou développée avec son assistance. Une coopération ancienne, structurée et toujours active. L’exemple le plus frappant, le missile Musudan récemment utilisé lors d’une tentative de frappe contre la base américano-britannique de Diego Garcia, dans l’océan Indien. Un tir qui illustre à la fois les capacités croissantes de l’Iran et l’origine de certains de ses systèmes.
Au-delà de ce cas, l’ensemble du programme balistique iranien porte l’empreinte nord-coréenne. Le missile Shahab-3, considéré comme l’un des piliers de cet arsenal, est quasiment une copie du modèle No Dong développé par Pyongyang. D’autres systèmes, comme les missiles Emad ou Ghadr, ont également bénéficié d’un soutien technologique nord-coréen.
Le schéma est simple : la Corée du Nord conçoit et fournit les technologies et les composants, tandis que l’Iran les achète, les adapte et les intègre à son propre arsenal.
Pour Israël, cette coopération renforce la complexité de la menace. Elle signifie que les capacités militaires iraniennes ne reposent pas uniquement sur des développements internes, mais sur un réseau international de transferts technologiques. Selon plusieurs centres de recherche, l’arsenal iranien reste majoritairement composé de missiles à courte et moyenne portée. Mais des programmes de missiles à longue portée seraient aujourd’hui à un stade avancé de développement. Dans ce contexte, les tirs récents et les tentatives de frappes à longue distance ne sont pas des anomalies, mais les signes d’une montée en puissance progressive.
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