Alors que la crise du détroit d’Ormuz menace l’approvisionnement mondial en pétrole, la Chine avance avec prudence. Officiellement, Pékin appelle à la retenue et à une solution diplomatique, sans s’aligner clairement dans le bras de fer régional. Mais en coulisses, l’enjeu est majeur : près de la moitié de ses importations de brut passent par Ormuz, devenu un point de vulnérabilité stratégique.
Cette crise confirme une tendance plus profonde : la Chine ne veut plus dépendre autant des routes pétrolières du Golfe. Ses gigantesques investissements dans le solaire, les batteries et les énergies renouvelables répondent autant à l’urgence climatique qu’à une logique de sécurité nationale. D’après BloombergNEF, les émissions chinoises pourraient baisser de 17 % d’ici 2030 par rapport à leur pic atteint en 2023. Autrement dit, Pékin irait plus vite que ses engagements climatiques officiels, non seulement par choix écologique, mais aussi pour réduire sa dépendance aux énergies importées.
Pendant que le monde redoute un choc pétrolier, la Chine construit donc une autre trajectoire : moins de déclarations, plus d’infrastructures. Ormuz montre la fragilité de l’ancien système énergétique ; Pékin, lui, accélère déjà vers le suivant.
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