Militairement inférieure aux États-Unis et à Israël, l’Iran aurait pourtant réussi à imposer une forme de rapport de force grâce à une stratégie indirecte : faire pression sur un acteur tiers plus vulnérable, mais capable d’influencer l’adversaire principal.
Dans ce cas, les acteurs visés seraient principalement les pays du Golfe, à la fois exposés militairement et essentiels aux intérêts économiques américains. Les attaques iraniennes contre ces États, combinées à la capacité de Téhéran de fermer de facto le détroit d’Ormuz, auraient permis à l’Iran d’empêcher une victoire nette des États-Unis et d’Israël.
Depuis la mi-mars, l’Iran aurait conservé une forme de contrôle sur le détroit d’Ormuz. Cette pression aurait limité les frappes américaines et israéliennes contre son industrie énergétique et aurait même conduit Donald Trump à contenir l’offensive israélienne au Liban contre le Hezbollah.
Pour plusieurs experts cités par le quotidien, cette stratégie pourrait avoir des conséquences durables. Plus la crise se prolonge, plus l’Iran pourrait chercher à transformer son emprise partielle sur Ormuz en levier permanent. Le contrôle, même partiel, de ce passage maritime deviendrait alors une source de revenus, mais surtout un outil de puissance géopolitique.
Cette stratégie révèle aussi une vulnérabilité plus large des États-Unis. Même une superpuissance peut être exposée lorsqu’un adversaire choisit de déplacer le champ de confrontation vers des alliés, des routes commerciales ou des points de passage stratégiques.
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