Au lendemain de l’échéance fixée au 11 avril pour le désarmement du Hamas, Benjamin Netanyahu a adressé aux ministres du cabinet un message qui éclaire la ligne israélienne actuelle. Le Premier ministre a expliqué que Donald Trump comprend désormais qu’aucune coalition étrangère ne parviendra à désarmer le Hamas, et qu’Israël devra donc le faire lui-même.
Pour étayer ce raisonnement, Netanyahu aurait établi un parallèle avec le détroit d’Ormuz. L’idée avancée en cabinet est que si Washington n’est pas parvenu à fédérer une coalition suffisamment efficace sur un axe maritime stratégique d’ampleur mondiale, il serait encore moins réaliste d’espérer une force internationale capable d’imposer le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza.
Cette lecture traduit un message politique autant que militaire. Elle montre que, dans l’esprit du chef du gouvernement, le désarmement de l’organisation terroriste ne pourra pas reposer sur une initiative diplomatique internationale, même avec un soutien américain. Autrement dit, l’aide extérieure peut accompagner, soutenir ou légitimer, mais elle ne remplacera pas l’action israélienne.
En filigrane, cette déclaration prépare aussi la suite. Alors que les discussions sur l’après-guerre et les mécanismes de stabilisation continuent, Netanyahu semble vouloir fixer une ligne simple devant ses ministres : sur la question du Hamas, Israël ne doit pas attendre qu’un autre fasse le travail à sa place.
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