Sécurité

Pourquoi les Houthis ne se sont-ils pas pleinement engagés contre Israël ?

Cette question intrigue les services de sécurité israéliens, ce relatif silence pourrait-il augurer d'une offensive soudaine ?

2 minutes
20 avril 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Pourquoi les Houthis ne se sont-ils pas pleinement engagés contre Israël ?
Houthis du Yémen, Photo : Réseaux sociaux

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Selon plusieurs évaluations sécuritaires, les Houthis gardent en mémoire le prix élevé payé lors de précédents affrontements avec Tsahal : infrastructures stratégiques touchées, notamment des ports, des installations pétrolières et élimination de figures clés de leur appareil dirigeant. Une réalité qui pèse aujourd’hui dans leurs calculs : frapper Israël, oui, mais à quel prix ?

Autre facteur déterminant : le risque d’un effet domino. Une attaque d’envergure pourrait provoquer une coalition militaire contre eux, impliquant Arabie saoudite, Émirats arabes unis et les États-Unis.
Dans un Moyen-Orient déjà sous tension extrême, les Houthis semblent éviter d’ouvrir un nouveau front qui pourrait se retourner contre eux.

À ces considérations s’ajoute un facteur plus terre-à-terre : leur état économique. Les analyses du renseignement israélien décrivent une organisation fragilisée, avec des ressources limitées pour soutenir une campagne militaire prolongée.

Mais l’hypothèse la plus intrigante est d’ordre stratégique. Les Houthis pourraient ne pas se considérer comme un simple relais de Téhéran. Dans un scénario où l’Iran s’affaiblirait, ils pourraient chercher à s’imposer comme une puissance régionale autonome. Une raison supplémentaire de préserver leurs capacités plutôt que de les épuiser prématurément.

Malgré ce "calme" la vigilance reste maximale. Aman, le renseignement militaire israélien intensifie sa surveillance, tandis que Tsahal renforce sa préparation sur tous les fronts, avec un accent particulier sur la mer Rouge et la région d’Eilat. Des exercices ont déjà simulé des attaques surprises sans préavis. Parallèlement, le “banque de cibles” a été élargi et les capacités de renseignement affinées, notamment sur le plan linguistique et culturel.

Au fond, l’absence d’offensive massive des Houthis ne signifie pas inaction, mais plutôt calcul.
La véritable inconnue reste le timing : si décision il y a, elle pourrait intervenir brutalement, dans un contexte choisi et potentiellement au moment le moins attendu.

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