Le sergenmajor de réserve Barak Kalfon a été tué vendredi dans le sud du Liban, tandis que trois autres militaires ont été légèrement blessés, lors de l’explosion d’un engin explosif improvisé (EEI), a indiqué Tsahal.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’explosif aurait été placé par des terroristes du Hezbollah à l’intérieur d’un bâtiment situé dans le village de Jabin, dans le secteur ouest. L’incident s’est produit vendredi après-midi, quelques heures seulement après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. L’armée israélienne précise que l’engin avait été installé avant la trêve.
D’après les premières investigations, un détachement du bataillon 7056 de la 226e brigade de parachutistes de réserve, opérant sous le commandement de la 146e division, menait une opération près de Ras al-Bayda. Les soldats intervenaient dans la zone du village de Jabin, où la présence d’éléments du Hezbollah avait été signalée, dans le cadre d’une mission de recherche de cibles liées au renseignement.
C’est au moment de l’entrée dans un bâtiment que l’engin explosif a été déclenché au-dessus des militaires, provoquant une déflagration puissante. Quatre soldats ont été blessés et pris en charge sur place par des équipes médicales, avant d’être évacués par hélicoptère vers l’hôpital Rambam, à Haïfa.
Malgré les tentatives de réanimation, les médecins ont constaté le décès du sergent Barak Kalfon. L’armée israélienne poursuit son enquête afin de déterminer les circonstances exactes de l’explosion, notamment le mode de déclenchement de l’engin, qui pourrait avoir été activé par un détonateur, un capteur, une minuterie ou un dispositif à distance.
Né à Kiryat Bialik, Barak Kalfon vivait depuis onze ans à Mitzpe Adi avec son épouse Shimrit et leurs deux filles, Noga et Maya. Parallèlement à son service militaire, il travaillait pour la société de défense Rafael Advanced Defense Systems.
Le Conseil régional de la vallée de Jezreel a salué la mémoire d’un homme « qui a contribué à la sécurité de l’État tout au long de sa vie » et affirmé que l’ensemble de la communauté partageait la douleur de la famille et des habitants d’Adi.