Sécurité

Le cerveau d’un réseau terroriste anti-juif affirme avoir rencontré Khamenei avant son élimination

Selon le Sunday Times, Mohammad al-Saadi, accusé d’avoir orchestré des attaques contre des cibles juives en Europe et aux États-Unis, aurait reconnu ses liens étroits avec les plus hauts responsables iraniens

2 minutes
31 mai 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Le cerveau d’un réseau terroriste anti-juif affirme avoir rencontré Khamenei avant son élimination
Photo : FBI

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De nouveaux éléments révélés par le Sunday Times révèlent les liens présumés entre le régime iranien et Mohammad Baqer Daoud al-Saadi, présenté par les autorités américaines comme l’un des principaux organisateurs d’attaques visant des cibles juives en Europe et aux États-Unis.

Al-Saadi aurait affirmé aux enquêteurs avoir rencontré le guide suprême iranien, Ali Khamenei, seulement trois jours avant son élimination au début de la guerre entre l’Iran, Israël et les États-Unis, à la fin du mois de février. D’après le journal britannique, plusieurs services de renseignement occidentaux considèrent cette affirmation comme crédible.

Âgé de 32 ans et détenteur des nationalités iranienne et irakienne, al-Saadi est accusé d’avoir participé à l’organisation d’au moins 18 attaques terroristes en Europe et au Royaume-Uni, ainsi qu’à des projets d’attentats visant des synagogues aux États-Unis.

Les procureurs américains affirment qu’il occupait un poste de commandement au sein des Kataeb Hezbollah, groupe soutenu par les Gardiens de la révolution iraniens. Il aurait recruté des délinquants de droit commun pour mener des attaques contre des cibles juives en échange de paiements en cryptomonnaies.

Selon l’acte d’accusation, il aurait notamment supervisé à distance plusieurs attaques incendiaires contre des sites juifs à Londres depuis un bunker en Irak, communiquant avec les exécutants en temps réel par visioconférence.

Son arrestation a eu lieu ce mois-ci en Turquie après qu’il aurait tenté de recruter un agent infiltré du FBI qu’il croyait être membre d’un cartel mexicain. Extradé vers New York, il fait désormais face à plusieurs chefs d’inculpation liés au terrorisme.

Les enquêteurs affirment également qu’après son arrestation, il a reconnu ses liens avec les plus hautes sphères du régime iranien et s’est présenté comme un « fils » de Qasem Soleimani, tué par les États-Unis en 2020.

Toujours selon le Sunday Times, une organisation appelée « Hayi », présentée comme une façade des milices chiites irakiennes, aurait revendiqué plusieurs incidents survenus au Royaume-Uni, dont l’incendie d’une flotte d’ambulances dans le quartier londonien de Golders Green. Les procureurs considèrent ces opérations comme faisant partie d’une campagne de « guerre psychologique » menée par Téhéran.

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