Sécurité

Gaza : Washington dit non aux ambitions territoriales de Netanyahou

La semaine dernière, Netanyahou avait annoncé avoir ordonné à l'armée israélienne de prendre le contrôle de 70 % du territoire gazaoui

2 minutes
3 juin 2026

ParJohanna Afriat

Gaza : Washington dit non aux ambitions territoriales de Netanyahou
Marco Rubio : Photo : White House

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Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a publiquement pris ses distances mardi avec les ambitions territoriales du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à Gaza, en affirmant devant le Congrès que l'objectif annoncé de s'emparer de 70 % de l'enclave palestinienne ne figurait pas dans le plan de paix en 20 points élaboré par l'administration Trump.

« Nous avons un plan, et il ne prévoit pas cela », a déclaré Rubio sans détour, tout en réaffirmant l'objectif central de Washington : voir Gaza gouvernée par une entité autre que le Hamas.

La semaine dernière, Netanyahou avait annoncé avoir ordonné à l'armée israélienne de prendre le contrôle de 70 % du territoire gazaoui, après avoir reconnu qu'Israël en contrôlait déjà 60 % — soit bien au-delà des 53 % mentionnés par l'accord de cessez-le-feu d'octobre 2025. Une annonce qui a aussitôt provoqué la réaction du Hamas, lequel a dénoncé une « dangereuse escalade » et accusé Israël de violer les termes de l'accord.

Sur le terrain diplomatique, les médiateurs s'apprêtent à reprendre jeudi en Égypte les pourparlers sur le désarmement du Hamas, selon deux diplomates arabes impliqués dans le processus. Des alternatives au plan Trump seraient également à l'étude.

Au cœur du blocage, le refus persistant du Hamas de déposer les armes. Rubio a été clair : sans désarmement, rien n'avancera. « Personne n'investira d'argent à Gaza tant que le Hamas ne sera pas démilitarisé, car on sait que dans ce cas, une autre guerre n'est qu'une question de temps », a-t-il averti, soulignant que le déploiement d'une Force internationale de stabilisation — élément clé du plan Trump — resterait lettre morte dans ces conditions.

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