Israël

La découverte qui a bouleversé sa vie : petite-fille d’un nazi, elle se mobilise pour Israël

Son grand-père était notamment impliqué dans l’électrification des barbelés du camp et aurait également travaillé dans les chambres à gaz

3 minutes
8 juin 2026

ParJohanna Afriat

    La découverte qui a bouleversé sa vie : petite-fille d’un nazi, elle se mobilise pour Israël
Photo d'illustration : Photo by Yossi Zeliger/FLASH90

Désolé, votre navigateur ne supporte pas la synthèse vocale.

Parmi les quelque 500 participants de l’organisation chrétienne internationale « Marche pour la Vie » arrivés cette semaine en Israël pour une série d’événements de solidarité, Anna Suzette Pfeiffer porte une histoire familiale particulièrement lourde. Cette Allemande de 23 ans, dont l'histoire a été relayée par le site israélien Ynet, a découvert, au fil de recherches menées dans les archives de Yad Vashem, que son grand-père avait participé au fonctionnement du camp d’extermination d’Auschwitz.

Selon les documents consultés, il était notamment impliqué dans l’électrification des barbelés du camp et aurait également travaillé dans les chambres à gaz. Une révélation qui a profondément marqué la jeune femme et orienté son engagement contre l’antisémitisme.

Installée à Jérusalem pour plusieurs mois, Anna Suzette Pfeiffer participe à l’inauguration d’une exposition consacrée à l’histoire de l’antisémitisme, de la Shoah aux formes contemporaines de haine visant les Juifs et Israël. « Je ressens beaucoup de tristesse et de regrets, mais si je ne peux pas changer le passé, je peux agir sur le présent et l’avenir », explique-t-elle. « Il est important que les Israéliens sachent qu’ils ne sont pas seuls. »

La jeune Allemande entretient un lien étroit avec Israël. Après avoir effectué un volontariat de deux ans dans le sud du pays, elle a appris l’hébreu, qu’elle maîtrise aujourd’hui presque parfaitement. Autour de son cou, un pendentif portant le mot « Tikva » (« espoir ») en hébreu, offert par Luis Har, ancien otage du Hamas libéré de Gaza.

La délégation de la « Marche pour la Vie » participe à des rassemblements de soutien organisés dans plusieurs villes israéliennes, notamment à Haïfa, Netanya, Ashkelon et Tibériade. Depuis le début de la guerre, le mouvement affirme avoir organisé plus d’une centaine de manifestations de solidarité avec Israël et les communautés juives à travers le monde.

L’exposition inaugurée à Jérusalem entend explorer les racines chrétiennes de l’antisémitisme et s’interroge sur la persistance de ce phénomène après la Shoah. « Nous voulons comprendre pourquoi l’antisémitisme existe encore aujourd’hui et montrer aux Israéliens qu’ils ont des amis partout dans le monde », souligne Anna Suzette Pfeiffer.

Pour elle, les manifestations contemporaines de la haine antijuive s’inscrivent dans une continuité historique. Évoquant les comparaisons établies par certains entre Israël et l’Allemagne nazie, elle estime que « l’antisémitisme ne fait que changer de visage au fil des années, mais son sens et son intention restent les mêmes ».

La jeune femme se montre également critique à l’égard de certaines attitudes observées en Europe face aux organisations terroristes. « Beaucoup pensent que le dialogue suffit à résoudre tous les conflits. Cette approche ne fonctionne pas avec les terroristes », affirme-t-elle.

Son engagement en faveur d’Israël suscite parfois l’incompréhension dans son entourage. « Mes amis ne comprenaient pas pourquoi je venais en Israël en pleine guerre. Ils pensaient que je risquais ma vie », raconte-t-elle. « Pour certains, il y a des problèmes plus importants à régler en Allemagne. Mais je ressens une responsabilité particulière liée à mon histoire familiale. »

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI https://israj.media-j.com/newsletter

POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael