Donald Trump a créé la surprise en s’en prenant publiquement à Benjamin Netanyahu après la frappe israélienne menée à Beyrouth. Selon ses déclarations à Fox News, le président américain estime que cette opération intervient au plus mauvais moment, alors que des discussions intensives sont en cours pour parvenir à un accord avec l’Iran.
Trump a affirmé avoir parlé directement au Premier ministre israélien et lui avoir demandé : « What the hell are you doing? » (« Qu’est-ce que tu fais ? »). Il a également déclaré que Netanyahu faisait preuve d’un manque de retenue, alors que Washington tente d’obtenir une désescalade régionale et de finaliser un accord qui pourrait être signé dans les prochaines heures.
Cependant, la position américaine apparaît loin d’être unifiée. Pete Hegseth, secrétaire américain à la Défense, a adopté un ton bien différent. Interrogé sur la frappe israélienne, il a estimé qu’il s’agissait d’une réaction « mesurée », ajoutant qu’Israël comprenait que les États-Unis se trouvaient à un moment critique des négociations avec Téhéran. Une déclaration perçue comme plus favorable à Jérusalem que les propos du président américain.
Les divergences sont également visibles parmi les soutiens traditionnels de Trump. Mark Levin, animateur conservateur très influent et proche du président, a publiquement exprimé son incompréhension face aux critiques adressées à Netanyahu. Défenseur de longue date d’Israël, Levin s’est interrogé sur les pressions exercées contre l’État hébreu alors que l’Iran continue de menacer la région et affirme préparer une nouvelle riposte.
Selon Trump, un accord avec l’Iran pourrait être conclu « dans les deux ou trois heures » ou au cours de la nuit. Mais alors que Washington affiche son optimisme, Téhéran maintient un ton menaçant et affirme que sa réponse est déjà en route.
Cette séquence met en lumière les tensions qui traversent actuellement Washington : entre la volonté de conclure rapidement un accord avec l’Iran et le soutien traditionnel à Israël, l’administration américaine semble peiner à parler d’une seule voix.