L’affaire suscite une vive inquiétude en Israël. Le ministère de la Santé a confirmé que des analyses de laboratoire ont révélé la présence de substances sédatives dans des compotes pour bébés de la marque Prinok, consommées par plusieurs jeunes enfants hospitalisés ces derniers jours à Jérusalem.
Selon les autorités sanitaires, les produits contenaient notamment du clonazépam et du lorazépam, deux médicaments appartenant à la famille des benzodiazépines, utilisés comme anxiolytiques et sédatifs chez l’adulte.
L’enquête a été ouverte après l’hospitalisation d’au moins quatre jeunes enfants, dont plusieurs âgés de quelques mois seulement, qui présentaient des symptômes inhabituels : grande somnolence, apathie marquée et faiblesse générale. Des analyses sanguines ont alors révélé la présence de résidus de substances sédatives.
Le ministère de la Santé a ordonné la fermeture administrative immédiate de deux succursales de l’enseigne « Zol VeBigdol », situées aux numéros 113 et 214 de la rue Jaffa à Jérusalem, où les petits pots avaient été achetés.
Les autorités soulignent toutefois qu’aucun élément ne permet, à ce stade, d’incriminer le processus de fabrication de la marque Prinok. Les inspections réalisées auprès des importateurs n’ont révélé ni défaut de production ni contamination au sein de l’usine. Pour cette raison, aucun rappel généralisé de l’ensemble des produits de la marque n’a été ordonné.
Cette absence d’anomalie dans la chaîne de production conduit désormais les enquêteurs à examiner une hypothèse particulièrement préoccupante : celle d’une introduction volontaire des substances sédatives dans les compotes après leur fabrication.