Les consommateurs israéliens pourraient devoir composer cet été avec une offre réduite en fruits et des prix en hausse. Après plusieurs mois marqués par des conditions météorologiques défavorables, les filières de la mangue et de la pastèque font face à des pertes exceptionnelles, causées à la fois par le climat et par des maladies affectant les cultures.
La situation est particulièrement préoccupante pour les mangues. Les professionnels du secteur estiment que la récolte nationale pourrait chuter de près de 60 % cette année. La production, qui atteint habituellement environ 85 000 tonnes, ne devrait pas dépasser 35 000 tonnes en 2026.
En cause, un phénomène connu de « déformation de l’inflorescence », qui perturbe la floraison des manguiers et réduit fortement leur rendement. Bien que régulièrement observé dans les vergers israéliens, ce phénomène a atteint cette année une ampleur inhabituelle. Dans certaines exploitations, les dégâts sont tels que des arbres devront être arrachés.
À cela s’ajoute un mois de mars particulièrement froid et nuageux. Des conditions peu favorables aux manguiers, qui ont entraîné des dommages aux jeunes fruits et provoqué un nombre anormalement élevé d’arbres improductifs. Les principales régions touchées sont la vallée du Jourdain, la Basse-Galilée et les abords du lac de Tibériade.
La situation n’est guère meilleure pour les pastèques. Selon le fonds d’assurance agricole Kent, plus de 1 000 dounams de cultures ont déjà été déclarés impropres à la commercialisation, soit environ 10 % des surfaces cultivées dans le pays. Les pertes se chiffrent déjà à plusieurs millions de shekels.
Là encore, les conditions climatiques du printemps sont en partie responsables. Le froid et le temps particulièrement nuageux observés en mars ont réduit les rendements, notamment dans les régions chaudes du nord de la vallée du Jourdain et de la vallée des Sources, où mûrissent les premières récoltes de la saison.