Benyamin Netanyahou apparaît parmi les personnalités évoquées dans l’enquête sur le projet d’attentat déjoué contre le président Donald Trump lors d’un événement de l’UFC organisé à la Maison-Blanche, selon les documents judiciaires rendus publics aux États-Unis.
Le FBI a annoncé l’arrestation de cinq suspects soupçonnés d’avoir préparé une attaque contre plusieurs hauts responsables américains à l’occasion de l’événement « UFC Freedom 250 », organisé dimanche dans le cadre des célébrations de l’anniversaire du président américain.
D’après l’acte d’accusation, les suspects auraient envisagé de viser plusieurs personnalités de premier plan, dont Donald Trump, le vice-président J.D. Vance et l’entrepreneur Elon Musk. Le nom de Benyamin Netanyahou apparaît également dans les échanges examinés par les enquêteurs. Les autorités n’ont toutefois pas précisé si le Premier ministre israélien constituait une cible réelle ou s’il était simplement mentionné dans les discussions du groupe.
D'après l’acte d’accusation, Tycen Proper, le principal suspect, aurait proposé de prendre pour cible la sénatrice républicaine Marsha Blackburn, affirmant qu’elle avait reçu des financements d’organisations de soutien à Israël. Quelques semaines plus tard, il aurait partagé les noms et les photos de plusieurs autres élus américains, accompagnés d’informations sur les contributions reçues de groupes de pression pro-israéliens.
Selon les éléments recueillis par le FBI, les conspirateurs projetaient de mener une attaque complexe combinant l’utilisation de drones chargés d’explosifs et l’intervention de tireurs armés positionnés à proximité du site. Le scénario prévoyait notamment le déclenchement d’explosions au-dessus de l’événement afin de provoquer un mouvement de panique et une évacuation de masse. Des assaillants armés devaient ensuite ouvrir le feu sur des personnalités désignées comme cibles prioritaires ainsi que sur les forces de sécurité.
Selon le FBI, les membres du groupe adhéraient à une idéologie extrémiste prônant l’effondrement des institutions existantes afin de provoquer un bouleversement politique radical. Plusieurs suspects auraient par ailleurs exprimé des positions antisémites et manifesté une hostilité particulière envers les responsables politiques perçus comme favorables à Israël.