La une du New York Post résume en un mot les réserves d'une partie de la droite américaine : « Lovebomb ». Par ce titre provocateur, le quotidien new-yorkais met en lumière les critiques suscitées par les négociations menées par l'administration Trump avec l'Iran.
Dans plusieurs articles publiés ces derniers jours, le journal relaie les inquiétudes d'experts et de responsables favorables à une ligne dure envers la République islamique. Selon eux, le projet d'accord pourrait permettre à l'Iran d'obtenir un allègement significatif des sanctions économiques ainsi qu'un accès à des fonds aujourd'hui gelés, tout en conservant certaines infrastructures nucléaires. Les critiques estiment également que les mécanismes de contrôle et de vérification envisagés restent insuffisamment détaillés.
Le New York Post cite notamment une analyse du think tank américain Foundation for Defense of Democracies (FDD), selon laquelle l'ébauche actuelle placerait l'Iran dans une position stratégique plus favorable qu'avant l'ouverture des négociations. Plusieurs éditorialistes du journal évoquent aussi le risque de reproduire certaines critiques formulées à l'époque contre l'accord nucléaire conclu sous l'administration Obama.
Ces interrogations contrastent avec la communication de Donald Trump, qui affirme qu'un accord permettrait d'empêcher définitivement l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire tout en réduisant les risques d'escalade militaire dans la région. Le président américain a également laissé entendre ces derniers jours qu'une annonce pourrait intervenir rapidement.
À ce stade, aucun texte définitif n'a été rendu public. Les négociations se poursuivent et les détails de l'accord attendu n'ont pas encore été présentés officiellement aux médias.