La filiale espagnole du groupe israélien ICL, anciennement Israel Chemicals, se retrouve au cœur d'une nouvelle controverse en Espagne.
À l'origine de cette nouvelle vague de protestations : la diffusion d'un documentaire consacré aux conséquences sanitaires de l'exploitation minière dans la région catalane et aux activités de la filiale espagnole d'ICL, Iberpotash.
Plusieurs organisations écologistes ont lancé une campagne dénonçant à la fois l'impact environnemental des activités minières et les liens de l'entreprise avec Israël. La mobilisation a reçu le soutien d'Amnesty International, qui accuse l'entreprise de « complicité » avec les opérations militaires israéliennes à Gaza et au Liban.
Les militants reprochent notamment à ICL de fournir du phosphore blanc utilisé par les armées israélienne et américaine. L'emploi de cette substance dans les conflits armés fait régulièrement l'objet de controverses au regard du droit international.
Les organisations à l'origine de la campagne demandent désormais aux autorités locales d'imposer des restrictions aux activités de l'entreprise, voire d'en réduire significativement la présence en Catalogne.
Les protestations contre Iberpotash ne sont pas nouvelles. Depuis près de vingt ans, des associations locales contestent l'impact environnemental de l'exploitation minière dans la région. Mais le conflit au Proche-Orient a donné une nouvelle dimension à cette mobilisation.