Sécurité

Quarante-deux ans après, Israël réclame réparation aux assassins du soldat Moshe Tamam

l'État engage une nouvelle bataille judiciaire afin que les responsables assument également les conséquences financières de leur crime

2 minutes
21 juin 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Quarante-deux ans après, Israël réclame réparation aux assassins du soldat Moshe Tamam
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ActuJ

L'État d'Israël a déposé devant le tribunal de première instance de Haïfa une action civile d'environ deux millions de shekels contre quatre terroristes du Front de Libération de la Palestine -FPLP- impliqués dans l'enlèvement et l'assassinat du soldat de Tsahal Moshe Tamam en 1984.

La procédure, engagée par le parquet au nom du ministère de la Défense, vise à obtenir le remboursement des sommes versées depuis des décennies aux parents du soldat, Galia et Eliyahu Tamam, au titre des indemnisations prévues pour les familles de militaires tombés au combat. L'État demande également que les auteurs du crime assument les versements futurs qui continueront d'être effectués.

L'action vise les terroristes condamnés Ibrahim Abd al-Razzaq Biadsa, Ibrahim Naif Abu Much et Saleh, anciennement Rushdi Abu Much, ainsi que les ayants droit de Walid Nimer Asaad Decca, chef de la cellule terroriste et commanditaire du meurtre, décédé en prison en 2024.

En août 1984, les quatre hommes, habitants de Baka al-Gharbiya, avaient enlevé Moshe Tamam alors qu'il faisait de l'auto-stop près de Netanya. Ils l'avaient ligoté, lui avaient bandé les yeux et l'avaient retenu pendant plusieurs jours avant de le conduire dans une oliveraie près de Mevo Dotan, où ils l'avaient assassiné et abandonné. Jugés en 1987, ils avaient été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité.

Dans sa plainte, l'État estime que ceux qui ont causé « une perte aussi profonde » à la famille Tamam doivent en supporter le coût et qu'il n'appartient pas à l'ensemble de la collectivité d'en assumer les conséquences financières.

La requête souligne également que les actes commis constituent « une perte de repères humaine et morale » et portent atteinte « au caractère sacré de la vie ainsi qu'à l'intégrité du corps et de l'âme ». Le caractère nationaliste du crime et le fait que ses auteurs étaient eux-mêmes citoyens israéliens sont présentés comme des circonstances aggravantes.


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