Le ministère israélien des Affaires étrangères a lancé un avertissement formel à ses ressortissants présents au Cachemire, dans le contexte de flambée de violence entre l’Inde et le Pakistan. Il appelle les Israéliens à éviter tout déplacement dans cette région controversée, à l’exception du Ladakh, et demande à ceux qui s’y trouvent actuellement de « partir immédiatement » en se conformant aux consignes des autorités locales.
L’alerte intervient alors que New Delhi et Islamabad ont échangé des tirs dans la nuit de mercredi à jeudi, au lendemain de leur confrontation militaire la plus violente depuis vingt ans. Mercredi, l’armée indienne a mené une série de frappes contre des cibles situées en territoire pakistanais, visant, selon elle, le Lashkar-e-Taiba, groupe jihadiste accusé de l’attentat ayant coûté la vie à 26 personnes à Pahalgam, une ville touristique du Cachemire indien, le 22 avril. Le Pakistan dément toute implication.
Les représailles indiennes, qui ont notamment visé neuf camps présentés comme terroristes, ont provoqué des échanges nourris d’artillerie le long de la « ligne de contrôle ». Au total, 43 personnes ont été tuées dans les deux camps, dont de nombreux civils. À Muzaffarabad, capitale du Cachemire administré par le Pakistan, une mosquée a été détruite. Un barrage hydroélectrique a également été endommagé.