Les autorités américaines et israéliennes observent avec un optimisme prudent les efforts du gouvernement libanais pour reprendre le contrôle de l'aéroport international Rafik Hariri, longtemps utilisé comme plaque tournante logistique par le Hezbollah, révèle le Wall Street Journal.
"Il y a des raisons d'espérer", confie au quotidien américain un haut responsable participant au comité international de supervision du cessez-le-feu. "En seulement six ou sept mois, nous avons atteint un niveau que je n'imaginais pas possible, même en novembre dernier."
Des mesures concrètes contre l'influence du Hezbollah
Situé dans une zone densément peuplée du sud de Beyrouth traditionnellement sous influence du Hezbollah, l'unique aéroport commercial du Liban fait l'objet d'une vaste opération de sécurisation. Selon de hauts responsables libanais, plusieurs dizaines d'employés soupçonnés d'entretenir des liens avec l'organisation chiite ont été écartés de leurs fonctions.
Le Premier ministre Nawaf Salam a également annoncé l'arrestation de plusieurs passeurs et une application plus rigoureuse des lois existantes. "Vous pouvez sentir la différence", a-t-il déclaré lors d'un entretien accordé au journal. "Nous améliorons notre gestion de la contrebande pour la première fois dans l'histoire du Liban."
Nouvelles technologies et renforcement des contrôles
Le personnel au sol de l'aéroport affirme désormais ne plus recevoir d'instructions pour exempter certains vols ou passagers des contrôles de sécurité. Un haut responsable sécuritaire libanais a par ailleurs confirmé le déploiement de nouvelles technologies de surveillance intégrant l'intelligence artificielle.