Depuis près d’un siècle, Israël n’avait pas connu un hiver aussi sec et après cinq années où l’« île » située devant le kibboutz Ma’agan a disparu sous les eaux montantes du Lac de Tibériade - appelé aussi Lac de Kinneret- elle réapparaît désormais. Symbole frappant d’une sécheresse historique qui touche tout le pays. Pour l’instant, l’île est submergée sous environ 60 cm d’eau, mais dans deux mois elle sera entièrement visible, un rappel tangible que la sécheresse s’installe durablement.
Mais le Lac de Tibériade n’est que la partie visible de l’iceberg. Le nord d’Israël, notamment la Galilée orientale et le Golan, dépend entièrement des précipitations, des sources et des réservoirs qui aujourd’hui enregistrent des niveaux records de baisse. Pour irriguer, les agriculteurs ont été contraints d’augmenter leurs prélèvements dans le Jourdain, ce qui met en danger les écosystèmes locaux.
Le Dr. Idan Barnea, de l’unité des cours d’eau à la Société pour la Protection de la Nature en Israël, alerte : « Ce que nous observons n’a pas été vu depuis près de 100 ans. C’est l’hiver le plus sec depuis le début des relevés. Normalement, on verrait l’eau déborder les barrages. Il est urgent de mettre en œuvre des solutions, comme la construction de réservoirs supplémentaires dans la vallée de la Hula, et de connecter la région au système national d’eau. »
Pas de pénurie d’eau potable, mais l’agriculture menacée
