Au Liban, la controverse enfle autour des déclarations de Tom Barrack, l'émissaire de Donald Trump, qui a tenu hier à Beyrouth une conférence de presse consacrée à la pression exercée par Washington pour le désarmement du Hezbollah. Exaspéré par le brouhaha dans la salle, Barrack a lancé aux journalistes présents : « Taisez-vous, ne vous comportez pas comme des animaux ! » — des propos jugés insultants et condescendants.
La présidence libanaise a exprimé son « regret » face aux paroles de l’émissaire américain, tandis que le syndicat des journalistes a condamné ses déclarations et exigé des excuses officielles du département d’État. Faute d’excuses publiques, l’organisation menace d’appeler à boycotter les visites et rencontres de Barak au Liban, affirmant que « la dignité de la presse n’est pas négociable ».
Les médias proches du Hezbollah ont largement relayé l’incident. Le quotidien Al-Akhbar a titré en une : « Le Yankee grossier et arrogant », accusant Barak de véhiculer un discours empreint de stéréotypes coloniaux et racistes.