Les fêtes de Tichri approchent à grands pas et, comme chaque année, les familles israéliennes commencent à remplir leurs caddies. Mais à la différence des années précédentes, le contexte reste particulier : un climat sécuritaire tendu, des ménages qui hésitent encore à célébrer « comme il faut », et surtout, un pouvoir d’achat fragilisé par la vie chère.
Cette année, bonne surprise ! Alors qu’habituellement les prix flambent à l’approche des fêtes, certaines denrées clés affichent cette année une baisse bienvenue :
Fruits et légumes : grâce à une meilleure récolte et une offre abondante, les prix chutent d’environ 20 %.
Poissons congelés : un afflux massif d’importations en juin-juillet a laissé les stocks pleins, entraînant une baisse notable.
Miel : le ministère de l’Économie a anticipé les besoins et autorisé à temps l’importation en marque distributeur. Résultat : des pots vendus dès 20 shekels/kg, forçant même des marques comme Yad Mordechai à revoir leurs tarifs à la baisse.
Mais d’autres rayons ne connaissent pas la même accalmie :
Chocolats et confiseries : jusqu’à +20 %, une tendance qui s’alourdit à l’approche de Roch Hachana.
Café et cacao : malgré une baisse récente sur les marchés mondiaux, les prix en Israël continuent de grimper.
Produits ménagers : hausse d’environ 10 %, sans réelle justification selon plusieurs économistes.
Au-delà de ces variations ponctuelles, les chiffres restent préoccupants : quand l’OCDE a enregistré en moyenne une baisse de 6 % des prix alimentaires, Israël a connu une hausse de 16 %. En cause, un marché ultra-concentré dominé par quelques familles et importateurs puissants, ainsi qu’une régulation tatillonne qui freine les importations parallèles.
Résultat : les familles réduisent les quantités, privilégient les promotions et substituent parfois les fruits frais par des snacks bon marché pour les enfants ce qui, à terme, risque d’impacter la santé publique et d'accentuer l'obésité infantile.