Cette nuit (dimanche à lundi), le cabinet politico-sécuritaire s'est réuni.
A la demande du chef d'état-major, Eyal Zamir, il a débattu de la possibilité d'un accord partiel avec la libération de 10 des 20 otages encore en vie et de 18 dépouilles sur les 28 encore aux mains du Hamas.
Zamir, a plaidé en faveur d'un tel accord. Il a affirmé que l'opération Chars de Gédéon avait permis de créer les conditions nécessaires et que les troupes avaient besoin d'une pause.
Les autres responsables sécuritaires présents, dont les représentants du Shin Bet, l'ont soutenu dans cette position.
Du côté des ministres, Guila Gamliel (ministre de l'Innovation) et Gideon Saar (ministre des Affaires étrangères) étaient également en faveur de l'acceptation d'un accord partiel. Pour le chef de la diplomatie israélienne, il est important de prendre également en considération le calendrier international. Il a souligné que si Tsahal lançait la conquête de Gaza ville, cette manoeuvre interviendrait en même temps que l'assemblée générale de l'ONU lors de laquelle plusieurs Etats, emmenés par la France, vont reconnaitre un Etat palestinien. Pour Saar, la conjonction de ces deux événements va nuire à l'Etat d'Israël et à la suite des événements.
Mis à part ces ministres et les responsables sécuritaires, tous les autres membres du cabinet ont exprimé leur opposition à un accord partiel. Le Premier ministre, en particulier, a bien fait comprendre qu'il n'était plus question d'aller sur cette voie. Pour appuyer son point de vue, il a expliqué que le temps que les Etats-Unis accordaient encore à Israël pour éradiquer le Hamas n'était pas infini. Netanyahou a confié que Trump lui aurait dit: ''Laissez tomber les accords partiels, allez-y franchement et terminez le travail''.
En outre, le ministre Smotrich, approuvé par Netanyahou, a fait remarquer que si un accord partiel était signé, la conquête de Gaza ville ne pourrait pas débuter au bout des 60 jours de trêve mais au bout de six mois puisque Tsahal devrait commencer par reprendre le contrôle de zones où elle se trouve déjà aujourd'hui mais dont elle devrait se retirer dans le cadre de l'accord.