Ghazi Hamad, l’un des dirigeants du Hamas les plus en vue, est apparu mercredi pour la première fois depuis la tentative d’assassinat qui l’a visé au Qatar la semaine dernière. Dans une interview accordée à Al Jazeera, il a raconté les circonstances de l’attaque : « Nous étions réunis pour discuter de la proposition américaine de mettre fin à la guerre. Moins d’une heure plus tard, nous avons entendu des explosions. Nous avons immédiatement compris qu’il s’agissait d’une tentative d’assassinat. Comme habitants de Gaza, nous reconnaissons ces sons. Nous avons tenté de fuir aussi vite que possible — et nous avons réussi. »
Hamad a profité de cette apparition pour défier Washington : « Nous n’avons pas peur des menaces de Trump de déchaîner l’enfer contre nous. Nous ne recevons pas d’ordres de lui sur la manière de traiter les prisonniers ennemis. Nous les traitons selon nos méthodes et selon notre religion. »
Âgé de 61 ans, Ghazi Hamad occupe la présidence de l’Autorité de l’Énergie à Gaza. Ancien porte-parole et vice-ministre des Affaires étrangères du Hamas, il est connu pour avoir joué un rôle de médiateur dans l’accord de libération de Gilad Shalit et pour sa proximité avec Ahmad Jabari, chef militaire du Hamas tué en 2012.