Depuis plusieurs mois, les services de renseignement européens suivent avec inquiétude une série d’attaques visant des synagogues, des écoles juives et des organisations communautaires. Ces actions, recensées notamment en Belgique, aux Pays-Bas, en France et au Royaume-Uni, ont été revendiquées par un groupe jusque-là inconnu : HAYI.
Mais ce nom intrigue autant qu’il inquiète. Selon plusieurs éléments recueillis par des services occidentaux, HAYI ne serait pas une véritable organisation autonome. Il s’agirait plutôt d’une façade, utilisée pour brouiller les pistes et masquer les commanditaires réels. Derrière ce sigle, les soupçons se portent sur une milice irakienne proche des Gardiens de la révolution iraniens.
Cette hypothèse renforce les craintes d’une stratégie plus large menée par Téhéran contre les communautés juives à l’étranger. Les Gardiens de la révolution sont déjà accusés d’avoir piloté ou inspiré des opérations clandestines hors d’Iran, notamment contre des intérêts israéliens ou juifs.