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Netanyahu appelle les États-Unis à ne pas vendre de F-35 à la Turquie

Dans un deuxième entretien accordé à Fox News en moins de 24 heures, le Premier ministre a multiplié les mises en garde contre le président turc Recep Tayyip Erdoğan, et appellé les États-Unis à renoncer à toute vente de F-35 à Ankara

2 minutes
6 juillet 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Netanyahu appelle les États-Unis à ne pas vendre de F-35 à la Turquie
Crédit : X

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À la veille de l'ouverture du sommet de l'OTAN à Ankara, Benyamin Netanyahu a intensifié sa campagne diplomatique et médiatique aux États-Unis. Invité une seconde fois en moins de vingt-quatre heures sur la chaîne Fox News, le Premier ministre a principalement consacré son intervention à la Turquie et à un éventuel accord portant sur la vente d'avions de combat F-35 par Washington : « La Turquie est un grand pays, mais elle est dirigée par un homme qui appelle ouvertement à la destruction d'Israël ». Il a également rappelé les différends d'Ankara avec la Grèce et Chypre, et accusaé le dirigeant turc d'entretenir une idéologie proche des Frères musulmans.

Au cours de cette intervention, Netanyahu a demandé aux États-Unis de ne pas livrer d'avions F-35 à la Turquie, ni même les moteurs destinés à ses futurs appareils, une décision qui « remettrait en cause la supériorité aérienne israélienne au Moyen-Orient.» Il a également opposé l'attitude d'Israël à celle de la Turquie face à l'Iran. « Ils financent et accueillent le Hamas. Ils n'ont pas levé le petit doigt pour vous aider contre l'Iran. Nous, si », a-t-il déclaré à l'adresse du public américain, soulignant l'alliance stratégique entre Jérusalem et Washington.

Évoquant la situation régionale, il a qualifié l'Iran, le Hezbollah et le Hamas d'« axe de la terreur » et estimé que l'affaiblissement du régime iranien ouvrait la voie à de nouveaux accords de paix. Il a notamment affirmé espérer enregistrer des progrès dans le processus de normalisation avec le Liban.

Enfin, Benyamin Netanyahu a insisté sur la solidité de la relation avec le président Donald Trump, malgré d'éventuelles divergences. « Nous sommes les meilleurs alliés. Nous savons résoudre nos désaccords dans le respect mutuel, la coopération entre Israël et les États-Unis demeurait plus forte que jamais.»