La Fédération des communautés juives d'Espagne envisage de déposer plainte après ce qu'elle décrit comme « l'un des cas les plus graves de harcèlement antisémite enregistrés ces dernières années » à Barcelone.
Selon un communiqué publié ce lundi par l'organisation, les faits se seraient produits vendredi soir, à l'issue des prières et du repas de shabbat. Deux ressortissants français, identifiables comme juifs en raison de leur kippa – dont l'un portait une tenue hassidique –, auraient été pris à partie alors qu'ils regagnaient leur hôtel depuis une synagogue.
D'après leurs témoignages, ils ont d'abord été la cible de regards hostiles et d'insultes, avant d'être poursuivis pendant près d'une heure et demie dans les rues de la ville.
Les victimes présumées affirment qu'une femme portant un keffieh palestinien les a suivies en proférant des insultes à caractère antisémite et en leur crachant dessus à plusieurs reprises. Selon leur récit, d'autres personnes se seraient ensuite jointes à elle, certaines circulant à vélo, en scooter ou à moto, scandant notamment : « Les Juifs ne sont pas les bienvenus à Barcelone », « assassins d'enfants » ou encore « génocide israélien ».
Les deux hommes disent avoir craint une agression physique jusqu'à leur arrivée à leur hôtel, où les agents de sécurité auraient empêché les poursuivants de pénétrer dans l'établissement, mettant ainsi fin à l'incident.
La Fédération des communautés juives d'Espagne, en coordination avec la communauté juive de Barcelone, indique recueillir des témoignages et des éléments de preuve en vue d'éventuelles poursuites judiciaires. Elle lance un appel à toute personne ayant assisté aux faits ou disposant d'enregistrements vidéo réalisés sur la promenade du Port Olímpic ou à proximité des hôtels Sofitel et Arts, afin de les transmettre aux responsables communautaires.