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La Fondation Hind Rajab cible deux députés israéliens devant la justice néerlandaise

En déplacement à La Haye pour une réunion de l'OSCE, Ram Ben Barak et Moshe Solomon font l'objet d'une plainte pénale pour « incitation au génocide » en raison de leurs positions sur l'avenir de Gaza.

2 minutes
6 juillet 2026

ParNathalie Sosna Ofir

La Fondation Hind Rajab cible deux députés israéliens devant la justice néerlandaise
Moshe Solomon et Ram Ben Barak,Crédit : Yonatan Sindel/Flash90

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Nouvelle offensive judiciaire contre des responsables israéliens en Europe. La Fondation Hind Rajab, basée à Bruxelles, a saisi la justice néerlandaise d'une plainte visant deux députés de la Knesset présents à La Haye à l'occasion de l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe : Ram Ben Barak, membre du parti Yesh Atid, et Moshe Solomon, député de HaTzionout HaDatit. L'organisation demande aux autorités néerlandaises d'ouvrir une enquête pénale et de procéder à leur arrestation pour « incitation au génocide ».

La plainte s'appuie notamment sur des déclarations de Ram Ben Barak datant de novembre 2023, dans lesquelles il évoquait la possibilité de voir des pays tiers accueillir des habitants de Gaza. Des propos qui reviennent, d'après la Fondation, à encourager le déplacement permanent de la population palestinienne.

Moshe Solomon est, pour sa part, visé pour son soutien au retour de communautés israéliennes dans la bande de Gaza après la guerre. Position qui, toujours selon la plaignante, s'inscrit également dans une politique de déplacement des Palestiniens.

Créée après la mort de la jeune Hind Rajab à Gaza en janvier 2024, l'organisation a fait de la poursuite de militaires et de responsables israéliens à l'étranger son principal combat. Elle a déjà déposé de nombreuses plaintes dans plusieurs pays européens ainsi qu'au Brésil, sans qu'aucune n'ait, à ce jour, débouché sur des condamnations.

Les autorités israéliennes dénoncent une stratégie de « guerre juridique » destinée à cibler leurs responsables politiques et militaires à l'étranger. Elles rejettent par ailleurs les accusations de crimes de guerre et de génocide visant les opérations de Tsahal à Gaza, affirmant que l'armée respecte le droit international alors que le Hamas utilise les civils comme boucliers humains.