5785 marquera l'histoire des marchés financiers israéliens. Alors que le pays fait face à une situation sécuritaire complexe sur plusieurs fronts, la Bourse de Tel-Aviv a réalisé des performances spectaculaires qui la placent au sommet mondial des rendements.
L'indice phare TA-35 a enregistré une progression remarquable de 43%, tandis que le TA-90 affiche un bond de près de 50%. Ces performances surpassent largement celles des principales places financières internationales, qu'il s'agisse de Wall Street ou des Bourses européennes, propulsant Israël dans le peloton de tête des marchés mondiaux.
Cette envolée spectaculaire trouve ses prémices dès la fin 2024, quand les opérations militaires d'ampleur ont paradoxalement rassuré les investisseurs. Loin de déstabiliser les marchés, la stratégie militaire israélienne a été perçue par de nombreux acteurs financiers comme un renforcement de la position géostratégique du pays et une réduction des risques régionaux à long terme.
Les fondamentaux économiques ont largement contribué à cette dynamique positive. Le déficit budgétaire s'est progressivement réduit, la notation de crédit du pays demeure solide, et l'inflation a été maîtrisée. Le shekel, quant à lui, s'est apprécié de plus de 10% face au dollar américain, témoignant de la confiance retrouvée dans l'économie israélienne.
Dans un contexte mondial d'instabilité financière, Tel-Aviv s'est imposée comme une destination d'investissement privilégiée. Les volumes d'échanges quotidiens ont franchi la barre des 3 milliards de shekels, marquant une hausse de 50% par rapport à l'exercice précédent.
L'un des phénomènes les plus marquants de cette année exceptionnelle reste le retour en force du public israélien sur les marchés. Après plusieurs années de prudence, les épargnants locaux ont investi massivement, injectant 16 milliards de shekels nets dans l'économie nationale.
Les investisseurs étrangers n'ont pas été en reste, privilégiant notamment les valeurs bancaires et les entreprises du secteur de la défense. Leurs achats nets s'élèvent à 7,6 milliards de shekels sur l'ensemble de l'exercice.
Le dynamisme s'est également manifesté sur le marché des nouvelles introductions. Quinze entreprises ont fait leurs débuts en Bourse, levant collectivement 15 milliards de shekels auprès du public, soit plus du double des montants de l'année précédente.