Le ministère des Affaires étrangères a annoncé samedi l'expulsion d'Israël de 137 militants supplémentaires ayant participé à la flottille pour Gaza, dont la militante environnementale suédoise Greta Thunberg. Ces expulsions interviennent après l'interception de 41 bateaux qui tentaient de se diriger vers la bande de Gaza.
Selon le ministère turc des Affaires étrangères, les 137 personnes expulsées ont été embarquées sur un vol Turkish Airlines au départ d'Israël, qui a atterri à Istanbul dans l'après-midi. Parmi elles figurent des citoyens des États-Unis, d'Italie, de Grande-Bretagne, de Jordanie, du Koweït, de Libye, d'Algérie, de Mauritanie, de Malaisie, de Bahreïn, du Maroc, de Suisse, de Tunisie et de Turquie. Selon Reuters, le groupe comprenait 36 citoyens turcs et 26 Italiens.
Des conditions de détention controversées
Greta Thunberg a dénoncé dans une correspondance publiée dans The Guardian les conditions de sa détention. Elle affirme avoir été détenue dans une cellule infestée de punaises de lit, avoir souffert de déshydratation et d'un manque d'eau et de nourriture, et avoir été contrainte de rester « pendant de longues heures sur des surfaces dures ».
Le Guardian a également rapporté qu'une autre détenue avait affirmé que les forces israéliennes avaient forcé Thunberg à poser pour une photo en brandissant des drapeaux, dont le pays n'est pas précisé. Le ministère suédois des Affaires étrangères a indiqué qu'un représentant de son pays lui avait rendu visite à la prison de Ketziot, où elle avait décrit ses conditions de détention et expliqué qu'on lui avait demandé de signer un document dont elle ne comprenait pas le contenu.
Selon l'agence Reuters, certains militants ont affirmé avoir été violemment arrêtés et menottés alors qu'ils étaient restés agenouillés pendant des heures. L'organisation Adalah, qui fournit une assistance juridique à certains détenus, a affirmé qu'ils se sont vu refuser l'accès à un avocat, à l'eau et aux médicaments.
« Une provocation au service du Hamas »
Le ministère des Affaires étrangères israélien a fermement rejeté ces accusations, affirmant que tous les détenus étaient « en bonne santé et indemnes » et qu'Israël s'efforçait de procéder à leur rapatriement dans les meilleurs délais.