Ces documents — présentés comme des supports internes du US Central Command -CENTCOM- décrivent la formation d’une « structure de sécurité régionale » regroupant Israël, le Qatar, Bahreïn, l’Égypte, la Jordanie, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Le Koweït et Oman y figurent églement comme « partenaires potentiels ».
Datées de 2022 à 2025, ces documents mentionnent des réunions secrètes entre hauts responsables, des exercices conjoints et un partage accru d’informations sensibles. En mai 2024, des responsables israéliens et arabes se seraient ainsi retrouvés à la base américaine d’Al-Udeid, au Qatar. La délégation israélienne aurait atterri directement sur la base militaire, contournant les aéroports civils pour éviter toute exposition médiatique.
D’après ces rapports, la menace iranienne a servi de catalyseur à cette coopération, encouragée et coordonnée par l’armée américaine. Le texte précise toutefois que cette « structure » ne constitue pas une alliance formelle et que « toutes les rencontres doivent rester secrètes ».
L’Arabie saoudite aurait notamment partagé des renseignements sur la situation en Syrie et sur la menace des rebelles houthis au Yémen. En 2025, Riyad aurait même présenté une évaluation complète du risque de déstabilisation régionale à ses partenaires, dont Israël.