Moyen-Orient

le Hezbollah rejette les conditions pour un cessez-le-feu

Le nord d'Israël a encore été la cible de tirs ce jeudi

3 minutes
4 juin 2026

ParJohanna Afriat

le Hezbollah rejette les conditions pour un cessez-le-feu
Naim Qassem Photo : Alma Research Center

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ActuJ

Moins de vingt-quatre heures après l'annonce à Washington d'un accord de principe entre Israël et le Liban en vue d'un cessez-le-feu, les tensions se sont de nouveau aggravées sur le front nord. Jeudi après-midi, un barrage de drones et de missiles a visé plusieurs localités de Galilée occidentale, déclenchant des sirènes d'alerte peu après la visite du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à Shlomi, près de la frontière libanaise.

Les services de sécurité israéliens examinent les circonstances de cette attaque, intervenue quelques minutes seulement après un discours particulièrement virulent du secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem. Ce dernier a rejeté catégoriquement l'accord de cessez-le-feu négocié sous médiation américaine et a affirmé que son organisation ne déposerait pas les armes ni ne retirerait ses combattants au nord du fleuve Litani, comme le prévoit le projet d'accord.

« Tant que nos villages seront bombardés, les populations d'Israël ne seront pas en sécurité », a déclaré Qassem, menaçant de poursuivre les attaques contre le territoire israélien.

Les Gardiens de la révolution ont également averti Israël qu'il devait cesser immédiatement ses opérations militaires au Liban et ont dénoncé l'accord négocié à Washington.

Malgré ces oppositions, le président libanais Joseph Aoun s'est montré optimiste, affirmant que la mise en œuvre du cessez-le-feu pourrait commencer dans les vingt-quatre heures suivant son approbation définitive. Il a reconnu que les discussions avaient été particulièrement difficiles et n'avaient repris qu'après l'intervention du secrétaire d'État américain Marco Rubio.

Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi défendu la voie diplomatique. Selon lui, les négociations constituent « l'option la plus rapide et la moins coûteuse pour le Liban », même si la délégation libanaise s'est heurtée à ce qu'il a qualifié d'« obstination israélienne ».

Une visite gouvernementale sous tension

Avant les tirs, Benyamin Netanyahou s'était rendu à Shlomi avec plusieurs ministres pour une réunion consacrée à la reconstruction et au développement du nord d'Israël. Le gouvernement a récemment approuvé un plan de plus de 13 milliards de shekels destiné à soutenir les localités affectées par les affrontements des derniers mois.

Lors de cette visite, le Premier ministre s'est entretenu avec les responsables locaux, notamment le président du conseil de Shlomi, Gabi Naaman, et Moshe Davidovich, représentant des communautés de la ligne de confrontation.

La réunion a toutefois été marquée par des échanges tendus. Lorsque certains élus locaux ont évoqué des informations selon lesquelles l'armée libanaise prendrait position dans des secteurs évacués par Tsahal, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a démenti ces affirmations. Sa réponse a suscité des réactions sceptiques parmi plusieurs responsables municipaux présents.

Benyamin Netanyahou a réaffirmé l'engagement du gouvernement envers les habitants du Nord : « L'État d'Israël est attaché à leur sécurité. Nous continuerons d'agir avec détermination contre toute menace et d'investir les ressources nécessaires à la reconstruction et au développement de la région. »

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