Deux jours après le retour des otages vivants et alors qu'il reste encore 21 dépouilles aux mains du Hamas, le procès du Premier ministre a repris ce matin devant le tribunal.
Plusieurs ministres et députés du Likoud se sont rendus sur place pour soutenir leur chef et appeler à l'annulation du procès.
Dès l'ouverture de la séance, le ministre de la Justice Yariv Levin, qui n'était pas présent au tribunal, a transmis une déclaration dans laquelle il affirme que "le procès du Premier ministre n'aurait jamais dû commencer et sa tenue est contraire tant à la justice qu'à l'intérêt de l'État". Il a appelé à faire avancer le projet de loi initié par le député Ariel Kallner (Likoud), visant à permettre au ministre de la Défense d'annuler les audiences du Premier ministre "après consultation du ministre de la Justice".
Levin a annoncé qu'il "soutient l'adoption rapide de l'important projet de loi du député Kallner, destiné à garantir que le Premier ministre puisse consacrer le temps nécessaire à la gestion des affaires de l'État en cette période". Il a conclu : "J'ai l'intention de le soumettre au comité ministériel de législation dès qu'il sera déposé."
Selon ce projet de loi, le ministre de la Défense pourrait - en période d'état d'urgence ou de guerre, après consultation du ministre de la Justice - limiter et réduire le rythme des audiences dans les procès en cours devant les tribunaux "s'il existe un risque d'atteinte à la sécurité de l'État".
Avant même la séance, le ministre de l'Éducation Yoav Kisch a diffusé une déclaration appelant à l'annulation du procès de Netanyahou. Il a souligné qu'Israël traverse "l'une des périodes les plus sensibles et critiques", affirmant que "dans un moment aussi crucial, alors qu'il faut un leadership entièrement concentré sur les objectifs nationaux, il est inconcevable que le Premier ministre d'Israël soit contraint de consacrer de longues heures de son temps, de son énergie et de son attention à un procès monté de toutes pièces et inutile, médiatisé et dénué de fondement réel, devenu depuis longtemps un cirque public et judiciaire".