Une discussion d'urgence s'est tenue aujourd'hui (mercredi) à la Commission des Affaires étrangères et de la Défense, à l'initiative du député Tsvi Sukkot, président de la sous-commission des Affaires de Judée-Samarie. Les membres de la Knesset se sont penchés sur le phénomène des drones utilisés pour la contrebande d'armes de l'Égypte vers Israël.
La réunion faisait suite à la demande du député Sukkot adressée au président de la commission, le député Boaz Bismuth, après une augmentation spectaculaire du volume des activités de contrebande au cours des derniers mois. Ces activités impliquent des centaines de drones transportant des armes et des équipements de guerre de la frontière égyptienne vers le territoire de l'État d'Israël.
Ouvrant la discussion, le député Sukkot a déclaré : « Les armes passées en contrebande depuis la frontière égyptienne sont destinées à prendre le contrôle des bases de Tsahal dans le Sud. Nous sommes témoins d'un phénomène grave qui met en danger la sécurité de l'État de l'intérieur. L'ennemi s'arme librement depuis le territoire de l'État d'Israël. La quantité d'armes entrant par ces voies est utilisée par les organisations terroristes qui planifient déjà le prochain 7 octobre. Il est impensable qu'Israël autorise une telle réalité à ses frontières. »
Il a également ajouté que, selon les informations des responsables de la sécurité et les inspections qu'il a menées sur le terrain, aucune réponse systémique satisfaisante n'a été élaborée par le système de sécurité. Il a appelé à la création d'une équipe inter-organisationnelle impliquant tous les organismes de sécurité – Shin Bet, Mossad, Tsahal et la police israélienne – pour formuler un plan national visant à mettre un terme à ce phénomène.
Selon lui, « Si nous parlions auparavant de tunnels souterrains, il s'agit aujourd'hui de tunnels aériens. Ces drones traversent la frontière chaque nuit et apportent avec eux des armes destinées à nous nuire. Nous ne devons pas prendre cela à la légère. C'est une menace sécuritaire existentielle qui exige une réponse nationale immédiate. »