L'État d'Israël s'apprête à faire avancer une proposition de loi inédite visant à réglementer l'incarcération et la poursuite des terroristes de la No'hba impliqués dans l'attaque barbare du Hamas du 7 octobre 2023. Ce projet prévoit la création d'un Tribunal spécial pour les crimes graves, incluant les crimes contre l'humanité et le génocide, et pourrait autoriser, pour la première fois depuis des décennies, l'imposition de la peine capitale.
Ces démarches ont été repoussées jusqu'à aujourd'hui afin de ne pas exposer les otages à un risque de vengeance de la part des terroristes du Hamas. Désormais alors que tous les otages vivants ont été libérés, les responsables politiques ont lancé le processus.
Le ministre de la Justice, Yariv Levin, s'est assuré que les dossiers judiciaires soient constitués de manière à permettre des poursuites également pour les infractions passibles de la peine de mort. Toutefois, la décision finale sur l'application effective de cette sentence relèverait du Premier ministre Binyamin Netanyahou.
La proposition de loi, intitulée « Loi sur l'incarcération et la poursuite des participants aux événements du 7 octobre, 5785-2024 », prévoit l'établissement d'un tribunal pénal spécial. Chaque affaire serait examinée par un collège de trois juges, ou de cinq juges dans le cas de chefs d'accusation multiples. Le tribunal sera composé d'un total de quinze juges.
Selon le texte, il serait possible de déroger aux règles de preuve et aux procédures habituelles, notamment pour alléger le fardeau des victimes et de leurs familles, rationaliser les procédures et divulguer l'information au public, tant au niveau national qu'international.
L'appel des jugements serait possible devant la plénière des juges du Tribunal spécial, mais en cas de prononcé de la peine de mort, cet appel ne serait autorisé que si l'accusé en fait lui-même la demande.