L’Université Lumière Lyon 2 a finalement tranché. Après plusieurs semaines de controverse, l’établissement a annoncé ce mercredi la mise à l’écart immédiate de Julien Théry, professeur d’histoire médiévale, et l’ouverture d’une procédure devant sa section disciplinaire. La direction estime que certains contenus publiés par l’enseignant sur les réseaux sociaux sont « incompatibles » avec les valeurs de l’établissement.
Cette suspension marque un tournant pour une institution accusée ces derniers mois de manquer de fermeté face à des dérives internes.
La crise a démarré lorsque Julien Théry a relayé une liste d’intellectuels et d’artistes — parmi lesquels Yvan Attal, Charlotte Gainsbourg ou Bernard-Henri Lévy — présentés comme des « génocidaires à boycotter ». Le message, publié en réponse à une tribune du Figaro sur la reconnaissance d’un État palestinien, avait poussé la direction de Lyon 2 à saisir le procureur.
L’incendie s’est rallumé à la faveur de révélations de l’UNI Lyon, organisation étudiante de droite, qui a mis en avant une caricature jugée antisémite et présentée comme publiée par le professeur en 2024. L’image, représentant un homme aux attributs perçus comme juifs en train de voler un portefeuille, a relancé les critiques à son encontre.