Professeur Cohen, la grippe semble frapper plus fort et plus tôt cette année. Est-ce votre constat ?
-Oui, clairement. Cette saison a démarré très rapidement et avec une intensité qui nous a surpris. En Israël, par exemple, nous avons près d’un mois d’avance sur le calendrier habituel. On s’attendait à cette vague plutôt pour fin décembre ou début janvier, et pourtant nous comptons déjà environ 400 hospitalisations d’enfants, avec malheureusement plusieurs décès. Certains enfants sont aujourd’hui sous oxygénation artificielle, ce qui montre la gravité de la situation.
La vaccination est-elle suffisante face aux virus qui circulent actuellement ?
-Globalement, oui. Le vaccin couvre la majorité des variants responsables de la grippe cette année et offre une protection efficace. Il existe toutefois un nouveau variant, appelé K, détecté en Europe et en Amérique du Nord, qui n’est pas directement inclus dans le vaccin. Mais une souche très proche y figure, ce qui permet une protection partielle. Autrement dit : se vacciner reste essentiel.
N’est-il pas déjà trop tard pour se faire vacciner début décembre ?