Le ministre de la Défense Israel Katz et le maire de Jérusalem Moshe Leon ont signé ce lundi un accord-cadre prévoyant le transfert d'importantes infrastructures militaires vers la capitale israélienne. Une décision qui s'accompagne d'un message politique sans ambiguïté face aux appels internationaux en faveur d'un État palestinien.
Lors de la cérémonie de signature, Israel Katz a profité de l'occasion pour réaffirmer fermement la position du gouvernement Netanyahou. Le ministre a critiqué vivement les voix internationales appelant à la relance d'un processus de paix basé sur le partage territorial.
"Certains élèvent à nouveau la voix et réclament 'deux États', le 'partage de Jérusalem', des concessions unilatérales, comme si les dernières années n'avaient rien appris, comme s'il n'avait pas été prouvé à maintes reprises que les reculs unilatéraux engendrent la terreur, et non la paix", a déclaré le ministre.
Il a ensuite clarifié sans détour la ligne du gouvernement : "Le gouvernement israélien dirigé par Benyamin Netanyahou déclare clairement : Non à un État palestinien, et Jérusalem, capitale éternelle d'Israël, ne sera jamais divisée."
Pour Katz, le déploiement massif d'infrastructures militaires dans la ville incarne cette politique : "L'accord-cadre que nous signons aujourd'hui est une déclaration claire : Jérusalem est construite, développée, renforcée – en tant que capitale éternelle de l'État d'Israël et du peuple juif."
Des projets d'envergure pour transformer la ville
Signé en présence du directeur général du ministère de la Défense, le major-général de réserve Amir Baram, et de la directrice générale de la municipalité, Ariella Rajwan, l'accord encadre plusieurs projets majeurs :
Relocalisation des écoles militaires – Les écoles de Tsahal quitteront les camps de Glilot pour s'installer dans la périphérie sud-ouest de Jérusalem, dans une zone bien desservie par les transports en commun. Le complexe devrait accueillir des centaines d'officiers.