Israël a officiellement validé un accord gazier majeur avec l’Égypte, estimé à 112 milliards de shekels, portant sur l’exportation de gaz naturel issu principalement des champs offshore Leviathan et Tamar. Le gaz israélien sera acheminé vers l’Égypte, où il sera liquéfié avant d’être réexporté vers les marchés européens, dans un contexte de diversification des sources d’approvisionnement du continent.
Pour Jérusalem, cet accord représente bien plus qu’un succès commercial. Il confirme le statut d’Israël comme acteur énergétique central en Méditerranée orientale, capable de sécuriser des revenus de long terme tout en consolidant ses alliances régionales. L’Égypte, de son côté, renforce son rôle de hub gazier stratégique grâce à ses infrastructures de liquéfaction, devenues essentielles pour l’exportation vers l’Europe.
Lors d’une conférence de presse, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a insisté sur la dimension sécuritaire et économique de l’accord. « L’accord avec la société américaine Chevron a été approuvé après que j’ai garanti nos intérêts sécuritaires vitaux », a-t-il déclaré. Il a également souligné que le contrat impose aux entreprises de vendre le gaz à un prix avantageux pour les citoyens israéliens, rappelant les vives oppositions qui avaient accompagné, par le passé, le développement de l’exploitation gazière offshore.