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Dans une interview publiée le 22 décembre 2025, Rawan Osman, militante libanaise aujourd’hui engagée contre l’antisémitisme, revient sans détour sur son parcours idéologique. Issue d’un environnement chiite radicalisé, elle raconte comment la haine d’Israël et des Juifs lui a été inculquée dès l’enfance, à travers l’école, les médias et le discours politique dominant dans certaines régions du Liban.
Selon elle, le point de bascule n’a pas été émotionnel mais intellectuel. L’accès à des sources non censurées, la découverte de l’histoire juive – notamment de la Shoah – et les rencontres directes avec des Juifs et des Israéliens ont progressivement fissuré un récit présenté jusque-là comme incontestable. « On ne m’avait jamais menti par omission, on m’avait menti par construction », explique-t-elle dans cette interview.
Rawan Osman insiste sur un point central : la radicalisation n’est pas innée, elle est organisée. Elle décrit un système éducatif où Israël est systématiquement diabolisé, où la violence est glorifiée et où toute pensée critique est découragée. À l’inverse, sa transformation s’est faite par l’éducation, le dialogue et la confrontation aux faits. « Quand la réalité humaine entre en collision avec l’idéologie, l’idéologie finit par céder », affirme-t-elle.