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C’est un message court, direct et lourd de sens politique. Dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, un citoyen iranien s’adresse nommément au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, au nom des manifestants qui défient aujourd’hui le régime des mollahs. Son propos ne relève ni de l’analyse géopolitique ni du slogan, mais d’un rappel assumé : celui d’une solidarité passée et d’une promesse attendue.
« Le peuple iranien est resté aux côtés d’Israël pendant deux ans, au péril de nos vies, alors que la majorité du monde vous tournait le dos », affirme l’auteur de la vidéo. Il évoque des manifestations de soutien, des prises de parole publiques et un engagement moral que, selon lui, les Iraniens n’ont jamais oublié. Puis vient la question centrale, posée sans détour : « Vous avez appelé l’Iran à descendre dans la rue. Aujourd’hui, l’Iran est dans la rue. Allez-vous nous soutenir ? »
Cet appel marque un basculement symbolique. Il ne s’agit plus seulement de protestations internes contre le régime iranien, mais d’une interpellation directe d’Israël, perçu par une partie de la population iranienne comme un allié potentiel face au pouvoir théocratique. Le ton n’est ni implorant ni hostile, mais celui d’une exigence morale : celle de la cohérence entre les discours passés et la situation présente.
L’initiative prend d’autant plus de relief qu’elle intervient alors que les manifestations se multiplient en Iran, dans un contexte de crise économique aiguë. En filigrane, cette séquence révèle une attente claire vis-à-vis d’Israël : non pas une intervention militaire, mais un soutien visible, assumé, diplomatique ou symbolique, face à un régime que les manifestants considèrent comme illégitime. Une attente renforcée par les signaux envoyés ces derniers jours, notamment via le compte en persan du Mossad sur X, qui a appelé les Iraniens à descendre dans la rue.