Selon plusieurs sources arabes et israéliennes, Israël aurait donné son accord de principe à la mise en place d’un comité de gestion technocratique chargé d’administrer la bande de Gaza après la fin du contrôle du Hamas. Ce scénario est actuellement discuté au Caire, où des responsables de l’Autorité palestinienne ont rencontré ce dimanche des hauts représentants égyptiens.
La délégation palestinienne était conduite par Hussein al-Sheikh, vice-président de l’Autorité palestinienne, et Majed Faraj, chef des services de renseignement généraux. Les discussions portent sur la mise en œuvre de la « deuxième phase » du cessez-le-feu, ainsi que sur la réouverture du point de passage de Rafah dans les deux sens. Selon des sources impliquées dans les pourparlers, l’Égypte a présenté une liste de candidats – des technocrates – pour composer un comité temporaire chargé de la gestion civile de Gaza. Ces noms auraient déjà reçu l’aval d’Israël et des États-Unis.
Cette avancée reste toutefois politiquement sensible. Un haut responsable palestinien cité par le quotidien panarabe Al-Arabi Al-Jadeed a averti qu’« aucun comité opérant sans légitimité nationale palestinienne ne pourra réussir », une position transmise aux partenaires arabes et à Washington. En filigrane, l’Autorité palestinienne cherche à éviter une marginalisation politique, tout en revenant progressivement dans le jeu gazoui après des années d’éviction par le Hamas.
Les discussions abordent également la sécurité. Il est question de déployer des forces palestiniennes, avec un appui européen, autour du passage de Rafah, sur le modèle des arrangements de 2005, lorsque des agents palestiniens opéraient en tenue civile sous supervision européenne. Des sources sécuritaires palestiniennes indiquent que plusieurs centaines de policiers et membres des forces de sécurité ont été formés en Égypte au cours de l’année écoulée, en prévision d’une entrée éventuelle dans la bande de Gaza une fois la guerre terminée.
Pour Israël, ce schéma répond à un double impératif : empêcher le retour du Hamas tout en évitant une prise de contrôle directe de Gaza, politiquement et militairement coûteuse. Dans le contexte de l’opération « Épées de fer » et des débats autour des initiatives américaines pour l’après-guerre, notamment le plan Trump pour Gaza, la question centrale demeure : qui gouvernera Gaza, et sous quelles garanties sécuritaires pour l’État d’Israël.
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