Une étude menée par le mouvement "Regavim" - une organisation de droite s'occupant d'aspects fonciers et de construction - révèle que la capitale israélienne est encerclée par 40000 constructions arabes illégales.
Tous les bâtiments sont situés dans les zones C qui se trouvent sous contrôle sécuritaire et civil israélien. Selon le rapport, l'emplacement des bâtiments permet l'observation et le contrôle des principales voies d'accès.
Regavim alerte: l'infrastructure physique de tours d'habitation construites sans autorisation de l'autre côté de la barrière de sécurité et qui, de fait, encerclent Jérusalem, constituent potentiellement un danger sécuritaire dans la capitale.
L'étude de "Regavim" s'appuie sur des photographies aériennes que le mouvement acquiert au fil des années et qu'il croise, anciennes et nouvelles, pour comprendre l'ampleur de la construction. Ainsi, l'étude a identifié le rythme important de construction depuis 2008 autour de Jérusalem jusqu'à aujourd'hui. Selon les résultats de l'étude, l'ampleur de la construction illégale à la périphérie de Jérusalem a atteint les proportions d'environ 40000 bâtiments, créant une sorte d'anneau continu autour de la ville.
Un haut responsable de la municipalité de Jérusalem a déclaré à Ynet et à Yedioth Aharonot que "Les responsables de la sécurité réalisent un travail important pour que nous soyons en sécurité et tranquilles, et que nous ne soyons pas inquiétés. Ce n'est pas un hasard si depuis le 7 octobre jusqu'à aujourd'hui il y a du calme."
Malgré ces paroles apaisantes venant de la municipalité, le lieutenant-colonel (rés) Levi Amitai, qui fut commandant de l'enveloppe de Jérusalem à la police des frontières, voit la situation différemment et affirme qu'"au niveau sécuritaire, il y a ici un grand danger. Une patrouille qui roule le long de la barrière sous des tours d'immeubles, c'est dangereux. Nous avons vu ce qui s'est passé sur l'axe Philadelphie, à la fin il a fallu détruire tout Rafah pour pouvoir y circuler. Sinon, vous êtes dominés de tous côtés. Faire face à un tel phénomène est une mission presque impossible'', analyse-t-il sur Ynet.
Pour Yehuda Noam, directeur de la région de Jérusalem du mouvement "Regavim", la construction autour de Jérusalem n'est pas fortuite dans son emplacement, mais se base selon lui sur une stratégie de contrôle de points clés et de "création d'un anneau d'étranglement autour de Jérusalem". Noam affirme que "cette réalité a créé une infrastructure civile dense, servant de couverture parfaite pour l'infiltration de clandestins et pour une activité de sabotage hostile. Il n'y a pas 'd'espace de sécurité' et la capacité de manœuvre et de réaction des forces de sécurité tombe à zéro."
Noam se réfère également au rapport du contrôleur de l'Etat sur les infiltrations clandestines dans la cappitale malgré la barrière de sécurité. "Le contrôleur de l'État s'est concentré sur le tracé de la barrière, sa conception, sa sécurisation et son renforcement. Mais le terrorisme ne commence pas à la barrière. Il commence par l'éducation, par un retrait israélien de certaines zones, par la distance imposée, par des accords non pertinents et par un manque de présence et d'application qui conduisent à cela."
Le bureau du maire de Jérusalem Moshe Leon a indiqué : "Le maire et les responsables de la sécurité de la ville sont en contact étroit et constant avec les responsables de la sécurité et travaillent avec eux en pleine coordination. La responsabilité sécuritaire et le traitement des questions de construction dans l'espace autour de Jérusalem relèvent de l'État et des autorités d'application de la loi."
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