Politique

Procès Netanyahu : le Premier ministre rejette les accusations visant son épouse et son fils

Au tribunal de Tel-Aviv, Benjamin Netanyahu a vivement contesté les affirmations du parquet sur une supposée implication familiale dans les affaires de l’État.

2 minutes
6 janvier 2026

ParDelphine Miller

Procès Netanyahu : le Premier ministre rejette les accusations visant son épouse et son fils
Photo _ Chaim Goldberg/Flash90

Désolé, votre navigateur ne supporte pas la synthèse vocale.

Une nouvelle audience du procès de Benjamin Netanyahu s’est tenue mardi matin au tribunal de district de Tel-Aviv, dans le cadre de la phase de contre-interrogatoire menée par l’accusation. Au cœur des échanges : le rôle supposé de son épouse et de son fils dans des affaires liées au bureau du Premier ministre.

Ces accusations sont portées par le parquet de l’État, représenté à l’audience par la procureure Yehudit Tirosh, dans le cadre des dossiers instruits contre le chef du gouvernement. L’accusation cherche à démontrer l’existence d’une influence informelle exercée par des membres de la famille Netanyahu sur des décisions officielles, notamment en matière de nominations et de stratégie politique.

Concernant Sara Netanyahu, la procureure a affirmé qu’elle aurait pris part à des entretiens avec des candidats à des postes au sein du bureau du Premier ministre. Une version fermement rejetée par Benjamin Netanyahu, qui a dénoncé une « légende urbaine » sans fondement. Selon lui, son épouse a pu rencontrer certaines personnes de manière informelle, mais n’a jamais participé à un processus de sélection ou d’entretien officiel.

Le Premier ministre a également répondu aux allégations visant son fils Yair Netanyahu, accusé par l’accusation – sur la base de témoignages versés au dossier – d’avoir été impliqué dans des réunions stratégiques ou dans la campagne électorale du Likoud. Là encore, Netanyahu a réfuté toute implication structurée, soulignant que son fils exprime des opinions personnelles sans jouer de rôle officiel.

Au fil de l’audience, le parquet a également évoqué des témoignages d’anciens collaborateurs, dont celui de l’ex-porte-parole du Premier ministre, affirmant que Yair Netanyahu aurait assisté à des réunions sensibles. Benjamin Netanyahu a qualifié ces affirmations de « déformation des faits », mettant au défi l’accusation d’apporter des exemples concrets.

La séance a aussi abordé une réunion tenue à la résidence de Balfour, en lien avec le dossier Yedioth Aharonoth. Là encore, le Premier ministre a minimisé la portée des éléments avancés, indiquant que la présence de son épouse, si elle a eu lieu, se serait limitée à une salutation informelle.

En toile de fond, ces échanges illustrent la stratégie du parquet : tenter d’établir un schéma d’influence familiale indirecte. Une ligne que la défense rejette en bloc, dénonçant une construction artificielle destinée à renforcer l’accusation.


POUR VOUS INSCRIRE A LA NEWSLETTER CLIQUEZ ICI : https://israj.media-j.com/newsletter

POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael