Selon des sources diplomatiques israéliennes, les échanges se sont déroulés dans une atmosphère constructive et devraient se poursuivre. Washington a même publié une déclaration commune évoquant un engagement mutuel en faveur de la stabilité régionale et la création d’un mécanisme de coopération sécuritaire et de partage de renseignements en temps réel — un « canal direct » destiné à prévenir les frictions, notamment après les violences contre les Druzes à Soueïda.
Les discussions ont également abordé des volets civils : énergie, santé, agriculture, ainsi qu’un projet américain de vente de gaz israélien à la Syrie. Israël a réaffirmé son attachement à la stabilité régionale et à la protection de la minorité druze en Syrie.
Mais derrière ces messages optimistes, les lignes rouges demeurent intactes. Aucun accord n’a été trouvé sur la révision de l’accord de désengagement de 1974 ni sur l’avenir de la zone tampon. Israël exclut toute retraite du mont Hermon, du plateau du Golan et de la zone de sécurité établie après la chute du régime Assad. La Syrie, de son côté, exige un retrait israélien complet aux lignes de décembre 2024 comme condition à tout accord.
Des responsables sécuritaires israéliens estiment qu’une percée reste improbable à ce stade, en raison de ces positions irréconciliables. Si Israël souhaite maintenir un dialogue étroit avec Washington et éviter une crise diplomatique, elle reste extrêmement prudente sur les dossiers sécuritaires, craignant que tout compromis n’expose directement les habitants du Golan.
Selon les analystes, l’administration Trump cherche avant tout un succès diplomatique régional, même fragile, et tente d’imaginer des solutions intermédiaires. Mais sur le fond, les désaccords stratégiques entre Jérusalem et Damas restent majeurs.
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